Ces dernières années, la Grèce a tenté avec dynamisme de devenir un pôle d'attraction pour les étrangers, concurrençant ainsi d'autres pays européens tels que Malte, Chypre et le Portugal, qui sont organisés selon des pratiques incitatives similaires.
Le plan "Golden Visa", combiné au permis de séjour en Grèce (et par conséquent à la libre circulation dans tout l'espace Schengen) qui l'accompagnait, avait porté ses fruits, notamment au cours de l'année 2019. Les investisseurs étrangers qui souhaitaient l'acquérir pouvaient le faire soit en investissant dans des biens immobiliers dans notre pays, mais aussi dans des actions obligataires et des fonds communs de placement. Toutefois, la pandémie de coronavirus semble avoir ralenti sa progression et les chiffres relatifs ont sensiblement diminué.
En conséquence, de nouvelles incitations fiscales ont été conçues, visant à la fois le rapatriement des jeunes immigrés grecs (dont beaucoup sont hautement spécialisés ou disposent d'une formation scientifique qualifiée) afin d'inverser la "fuite des cerveaux" de la dernière décennie, mais visant également à ce que la Grèce attire des citoyens de pays tiers prêts à s'installer et à travailler, voire à investir en Grèce.
Pour les personnes qui décident de s'installer en Grèce en tant que travailleurs indépendants ou salariés, dans un autre emploi professionnel, une réduction de 50% de leur impôt sur le revenu est introduite en Grèce pendant les 7 années qui suivent leur établissement, sous certaines conditions.
Dans le même temps, les retraités (étrangers ou d'origine grecque) sont encouragés à choisir de s'établir en Grèce, où leurs obligations fiscales sont limitées à un impôt annuel sur le revenu de seulement 7 % des revenus de leurs pensions qu'ils perçoivent à l'étranger, tant qu'ils vivent à présent dans notre pays.
Cela crée un cadre multiforme d'incitations fiscales qui peut être particulièrement intéressant, moyennant une planification adéquate, tant pour le rapatriement des Grecs que pour l'installation d'autres personnes actives ou retraitées.
Notre etude d'avocats, grâce à son réseau Suisse et international, connaît bien les conventions visant à éviter la double imposition, les directives/règlements de l'UE ainsi que les recommandations de l'OCDE dans la mesure où elles sont incluses dans les réglementations fiscales nationales. Nous suivons avec un intérêt particulier les développements de la législation fiscale grecque en relation avec l'étranger afin d'être informés et capables de fournir des services de qualité dans la planification fiscale transfrontalière de nos clients.